Isaenlive

Une blogueuse de mère au Luxembourg, sous-douée en gestion familiale, tendance à dramatiser mais à rire aussi...

VOL MADRID/LUXEMBOURG EN FAMILLE

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Déjà, c’était mal barré quand mon fils de trois ans, dit le 3000 volts, a perdu sa tétine en montant dans le taxi qui nous menait à l’aéroport. Quand mon mari a dit que c’était l’occasion d’arrêter la tétine, j’ai frémi à l’idée de le sevrer durant un vol en avion. Il était 19h, il n’avait pas fait de sieste, je comptais sur l’accessoire fétiche pour qu’il s’endorme durant le vol.

Il a hurlé tout le trajet vers l’aéroport et balancé mille coups de pied/minute, mode sirtaki, dans le siège du chauffeur. J’ai alterné entre tentative de raisonner et réprimandes. J’ai vite annoncé à mon mari qu’on changeait de stratégie et on cherchait une pharmacie de secours. On l’a trouvée à l’aéroport et on a pu embarquer vers 21h avec l’illusion que ça se passe bien.

Ca fait 5 ans que je prends l’avion tous les 4/5 mois avec mes enfants et qu’on gère à peu près. Mais la vie peut changer… Le fils n’a pas dormi une minute. Il était agité modérément pendant le vol… il m’a gardé le meilleur pour la fin : la crise à l’atterrissage : quinze minutes à se débattre et à hurler, mode exorciste. En tentant de le calmer, je regardais, désespérée, le compte à rebours sur l’écran Luxair : 12 minutes,  10 minutes, 10 minutes… même 6 minutes, ça me paraissait loin. J’ai pris sur moi : il était 23h , j’étais épuisée mais je suis restée très calme pour ne pas passer pour la mère hystérique.

Le Stewart, bienveillant, est passé. Madame, le pauvre enfant a mal aux oreilles. Mais nannnnnn, il a une TETINE et à boire… il veut juste décrocher sa ceinture de sécurité, dis-je, experte, au jeune homme. Surtout pas !  Je sais ! C’est pour ça qu’il se débat et que moi j’ai la tension à 18…Au moment où je reprends ma respiration, on est à 3 minutes d’atterrir, le loulou glisse par dessous sa ceinture et se barre chez papa dans la rangée en face. Décomposée, j’assiste à la scène. Papa le chope et l’accroche en 6 secondes chrono. à côté de lui.

Le trois ans se calme d’un coup et sourit: c’est l’étape du NON, la fierté de s’opposer, ce fabuleux passage des enfants vers l’affirmation et des parents vers la lutte. Mon fils me toise, souriant, tel Tsipras observant Juncker : j’ai gagné, je suis sorti de ta rangée.

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