Isaenlive

Une blogueuse de mère au Luxembourg, sous-douée en gestion familiale, tendance à dramatiser mais à rire aussi...

L’épreuve du parking

Jeune adulte, lors de l’inénarrable examen du permis, tout le monde doit passer l’épreuve impitoyable du créneau. Quelques kilomètres au compteur plus tard, on devient parent et on est face à un nouveau challenge voiture sur le parking : se garer assez loin du voisin pour ouvrir la portière assez largement et pouvoir sortir le maxicosi, et ce sans dépasser du marquage au sol.

Les anciens rient et ma mère trouve que je me complique la vie. Oui. Sauf qu’il y a trente ans, il y avait des grands parkings, de grandes places avec des voitures moyennes. Mes parents avaient une Mini, c’est sûr que dans ces conditions, la portière avait tout le loisir de se déployer et sortir le couffin (en paille légère), ça ne devait pas leur causer un claquage musculaire.

Maintenant c’est l’enfer, on doit se garer dans des micro places à coté de tous les 4×4 du pays parce que les citadins, ils sont comme ça : ils ont besoin d’un Hummer pour aller acheter le pain à cinq cents mètres de la maison. Ne me parlez pas des quatre places maman&bébé, toujours prises. On se gare enfin et on prie. On prie pour que le suivant ne nous colle pas sinon le bébé ne revient plus en place.

C’est pas grave Isa, tu déplaces la voiture !

Et le bébé ? Je le mets par terre dans son maxicosy ? Et quand je recule avec ma voiture, un badaud prend une photo avec son smart phone et on sera dans le prochain mail photos parents indignes que tout le monde fait suivre sur internet.

Isa, tu le mets dans le sac kangourou !

Ben oui, le tien avec ses six kilos, c’est une option. Mais le mien, il en fait dix et je tiens cinq cents mètres avec lui.

Allez, je vous épargne l’histoire du parking sous-terrain avec la poutre devant la portière arrière du bébé. Oui… quand il reste une place, qu’on fait le tour depuis dix minutes et qu’on n’a plus le choix…

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