Isaenlive

Une blogueuse de mère au Luxembourg, sous-douée en gestion familiale, tendance à dramatiser mais à rire aussi...

Le magasin de chaussures

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C’est mon côté kamikaze : j’ai pris mes deux enfants d’un an et demi et trois ans et demi en même temps au magasin de chaussures. Bon je n’avais pas non plus l’illusion de croire que je pourrais regarder des chaussures pour moi … j’avais la modeste ambition de leur acheter des pantoufles aux deux.

J’ai mis le petit dans la poussette et ordonné à ma fille de tenir la poussette. Les enfants obéissent et s’exécutent, je suis fière et je pense que c’est grâce au speech dans la voiture, quand je me suis retournée en les regardant dans les yeux et leur ai demandés d’être sages en expliquant le déroulement des opérations. Ils ont acquiescé. Même mon fils qui ne parle pas a fait OUI de la tête. Je pars donc confiante.

GRANDE NAÏVETÉ

J’ai fait un arrêt aux bottes d’hiver femme, juste pour regarder. Juste pour regarder, c’est un concept incompréhensible pour ma fille de trois ans qui se met de suite assise au sol, se déchausse et prend une taille adulte pour démarrer les essais.

NE PAS TROP ENCOURAGER L’AUTONOMIE

« Chérie, ça ce sont les bottes pour les mamans, nous on vient acheter des pantoufles pour les filles, remets tes bottes, allez !

- Mais maman, je m’aime (sic) bien des bottes comme ça. »

J’ai utilisé l’argument qui fonctionne à chaque coup :

« Viens on va voir les pantoufles, elles sont roses avec des papillons. »

NE PAS MENTIR

Évidemment après ça, ma fille veut des pantoufles roses et il n’y a qu’une paire deux tailles au-dessus. Déjà, quand c’est pour moi, je ne sais jamais si c’est vraiment ma taille alors pour mes enfants… c’est encore pire. Je demande si ça ne serre pas de trop. Non ? Ben… tu parles, elle les enlève sans toucher la fermeture, c’est carrément trop grand.

C’est à ce moment que mon fils tente de s’extraire de la poussette, je m’aperçois qu’il est rouge et que j’ai oublié de lui enlever sa doudoune, son bonnet polaire, son écharpe et ses gants. Je le déshabille et le libère. Ma fille imite et enlève sa doudoune, refusant mon aide :

« Moi je m’arrive seule, j’ai apprendu (sic). »

Alors que je sors une paire de pantoufles plus petites pour ma fille, mon fils part en courant du rayon. Ce petit bonhomme de vingt mois, d’habitude peu agile et rapide, réussit à faire tomber toutes les boites à chaussures à sa hauteur sur trois mètres.

STRIKE

La vendeuse arrive : « Vous voulez que je vous aide ??? »

Ça ressemble à la question des parents excédés quand les enfants dépassent les limites : « Vous n’avez pas fini vos bêtises ???!!! Vous voulez que je vous aide ??? ». Ouf ! ce n’est qu’un moment de paranoïa de ma part ; la gentille dame trouve des pantoufles à ma fille pendant que je ramasse toutes les boites à chaussures que mon fils a renversées.

CE N’EST PAS ENCORE FINI

Il reste les pantoufles du frère, on change de tranchée, euh… pardon d’allée. Une dispute pour la poussette démarre entre les deux enfants pendant que je suis concentrée pour rechercher les tailles et les prix décents. Soudain, ça dégénère, mon fils, bouscule sa grande sœur qui hurle soudain :

« Maman… il m’a fait mal à les deux oeils (sic) ! ».

STOP

Je soulève d’un bras mon fils, si lourd, et je le maintiens en suspension pour des essais de pantoufles en modeGravity. C’est du sport et vu que je n’ai pas enlevé ma doudoune, je suis écarlate et des gouttes de sueur perlent sur mon front. On ne fait pas d’essais de pantoufle en marche, on choisit les premières. Mission accomplie : on paye et on promet de revenir avec un seul enfant.

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