Isaenlive

Une blogueuse de mère au Luxembourg, sous-douée en gestion familiale, tendance à dramatiser mais à rire aussi...

L’avion en famille – 1

     Ça a du vous arriver au supermarché : ce jour là, vous avez fait de méga courses, vous n’avez pas fini de vider votre caddie sur le tapis, que ça sort déjà de l’autre coté. Vous aimeriez bien courir à l’autre bout pour emballer, mais il faut attendre que ça se dégage du coté où on dépose. Ensuite, on fonce et on emballe les courses de manière frénétique et chaotique : le camembert avec le textile, un détergeant avec les fruits.

     Ben quand on prend l’avion en famille, c’est un peu la même chose : on a tellement d’équipage, entre les poussettes, le maxi cosi, les sacs de changes, le sac des biberons… et les enfants, que c’est l’angoisse face au tapis du contrôle sécurité. On se demande par où commencer, si tout va rentrer sur le tapis et pouvoir passer dans le tunnel, et comment on est arrivé jusque là, si le bébé va pleurer, la petite faire une crise et se jeter par terre, et si on a bien fait de partir, finalement.
On se ressaisit ! On est devant le tapis, c’est le top départ : on sort les enfants des poussettes, on les déplie (les poussettes), hop sur le tapis, on ajoute le maxi cosi, la montre, la ceintures et les bottes. Les passagers derrière observent et pensent alternativement :  » pfft, heureusement qu’on n’a pas encore de gosses », ou « pfft, deux bébés, j’espère qu’on a sera pas assis à coté d’eux dans l’avion « . L’empathie, comme le coup de main, c’est dans les films avec Mimie Mathy.

     Ensuite, mon mari reste en retrait pour fermer le convoi exceptionnel,  je me rue de l’autre coté avec un bébé dans le bras. Ouf je n’ai pas bipé.  Là, l’énergie du désespoir me rend capable de soulever la poussette (la grosse, pas la ultra light McLaren) et la déplier avec le bras libre. Bon après, je dois faire trois semaines de rééducation chez le kiné. à cause des tendinites au bras, mais j’améliore mon aérobie, j’ai augmenté en endurance. Tout ça, en chaussettes, sans ceinture, ni montre. Mon mari arrive, on remballe tout, ils ont ouvert le sac de biberons, ouf pas de bombes entre les compotes. On a tout récupéré ? Même les enfants ? C’est parti !

Le meilleur reste à venir : le vol qui va durer 2h30.

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