Isaenlive

Une blogueuse de mère au Luxembourg, sous-douée en gestion familiale, tendance à dramatiser mais à rire aussi...

La guerre du parking

Ça n’a jamais évident de se garer devant la crèche où je dépose mes enfants, il y a vaguement deux ou trois places et il y énormément de circulation sur cette route qui mène au centre-ville de Luxembourg. Et bien ça, ce n’était rien car depuis deux semaines, ils refont toute la route de Longwy et se garer est devenu un cauchemar. 

La semaine dernière, je me suis mal garée, en warning, les ouvriers sont venus me chercher illico dans la crèche :

- Madame, faut bouger votre voiture immédiatement ! me lance un chef de chantier

- J’arrive, vous comprenez… j’ai un bébé et une jeune enfant, je me suis permis cinq minutes…

- … pour ça y a un parking, en face, Madame.

J’ai eu un doute : c’est l’effet de surprise. Je me suis dis qu’il y avait un parking que je n’ai pas vu depuis deux ans … J’étais en plein fantasme quand j’ai réalisé qu’il parlait du parking au fond de la rue, trop loin et sans passage piéton. 

Vendredi : j’arrive dans la rue en sueurs froide, tel un aigle, je scrute et cherche la place de parking. Ambiance conflit armé, le coté gauche de la route, détruit, est maintenant inaccessible même aux piétons, sur le coté droit, ils ont incrusté un arrêt de bus, il manquait plus que ça. Telle une apparition de la vierge, une voiture sort devant moi de son emplacement. Comme on dit, ce sont les petites choses du quotidien qui rendent heureux. Clignotant, créneau, j’ai ma place. Les ouvriers sortent soudain de nulle part, (y a un bunker où il se planquent maintenant ?), ils me guettent. Je sors les enfants en relisant toutes les dates sur  les panneaux autour de la voiture.

Je vous épargne l’épisode de la crise de ma fille qui fait tomber sa craquotte sur la route et se met à hurler qu’elle veut la ramasser et la terminer. Toutes les personnes qui attendent à l’arrêt de bus, qui est maintenant devant la crèche, nous observent. Je voulais être discrète et c’est la méga honte. 

Je me hâte quand même, le doute sur mon droit de parking m’envahit. Je ressors de la crèche en un éclair, ma voiture est toujours là, tel un tank… les ouvriers guettent toujours… Je sors à peine de l’emplacement, qu’ils arrivent à deux pour poser des plots orange interdisant le stationnement. Je réalise alors que ce matin, les dieux du parking étaient vraiment avec moi.

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